• Yaël

ARES 4 : UN MENU QUI N'A LAISSÉ PERSONNE SUR SA FAIM!

Dernière mise à jour : 28 mars

Ce jeudi 10 mars a eu lieu la 4ème édition de l'organisation ARÈS, dans le Dôme de Paris au Palais des Sports. Au menu du jour : une belle affiche que vous avez certainement vue placardée à l'arrière des bus de la capitale, ou dans les autres départements d'Île-de-France. Vous l'aurez compris, l'essor des arts martiaux mixtes dans l'Hexagone bat son plein et ARÈS n'y est pas pour rien. Retour sur l'événement :


Shakhbulat ABUEV (2-0-0) vs Ammari DIEDRICK (0-0-0) Welterweight bout C'est une entrée copieuse que nous sert ARÈS ce soir, avec un combat d'ouverture qui tient toutes ses promesses ! Les absents ont toujours tort, les retardataires aussi ! Vétéran du GLORY, prestigieuse organisation de kick-boxing, DIEDRICK a fait parler son striking ce soir face à son adversaire du jour, ABUEV, qui n'a pas trouvé de solution malgré une grande vaillance et un mental d'acier. Au menu : émincé de pieds-poings sur lit de défense de lutte, supplément low-kicks. Ces derniers poussent ABUEV à l'indigestion : sa jambe avant en subit un trop grand nombre et ses appuis sont impactés. Game plan parfait de DIEDRICK qui force l'arbitre à arrêter le combat dans la 3ème reprise. Quelle bataille ! Darwin LUNA (7-4-0) vs David TONA CROL (8-7-0) Featherweight bout Séducteur du Dôme de Paris lors d'ARÈS 2 malgré sa défaite, TONA CROL fait la promesse d'offrir un beau spectacle et d'avoir un "game plan carré". Ce combat s'annonce consistant dès l'entame, avec des protagonistes agressifs et entreprenants. LUNA gère bien la distance et offre de belles esquives. Il parvient à envoyer son adversaire au sol avec un crochet du gauche, mais le Suisse a une boîte à outils pleine qui vient compléter sa résistance.Loin d'être KO, TONA CROL se relève rapidement, amène son adversaire au sol, prend son dos puis réalise un magnifique étranglement arrière. La victoire qu'il signe vient couronner un combattant qui fait sensation à chacune de ses apparitions. Triomphe savoureux.

Rizlen ZOUAK (5-4-0) vs Flordinice MUNIZ (3-0-0) Featherweight bout Le judo est mis à l'honneur dans le Dôme. Si MUNIZ a l'air à l'aise en striking, elle a passé la majeure partie du combat sous ZOUAK. Submergée par les amenées au sol de la Factorienne, MUNIZ s'est retrouvée en eaux troubles dans bien des secteurs. Rizlen nous a proposé un menu gastronomique : slam, o-soto-gari, différentes phases de contrôle au sol, ground and pound, et un striking convaincant. En garde montée en toute fin de combat, Rizlen tente un juji gatame (clé de coude) pour s'offrir une finition. Il ne passe pas, mais "The Lioness" s'impose logiquement par décision unanime (30-27, 30-27, 30-26). De quoi lui donner le sourire et rassasier le public parisien !


Nikola JOKSOVIC (7-0-0) vs Karim RABEI (6-3-0) Welterweight bout Karim RABEI, malheureux lors de sa dernière apparition à ARÈS, avait déclaré "Je me suis fait avoir sur une clé et ça ne va pas se reproduire". Effectivement ! RABEI évite une clé de bras à la fin de la première reprise, après l'avoir dominée contre la cage et au sol. Les deux autres rounds sont principalement marqués par une excellente boxe anglaise de Karim, qui fait même sauter le protège-dents de son adversaire dans la dernière reprise. Son jab est efficace et il gèle les possibilités de son adversaire en ne le laissant que très peu s'exprimer. C'est donc logiquement que RABEI s'impose par décision unanime (combat scoré 30-27 par les trois juges), et défait l'invincibilité de JOKSOVIC. Marek JAKIMOWICZ (3-0-0) vs Karim GHAJJI (2-1-0) Welterweight bout Après avoir dégusté de copieuses entrées de qualité, nous arrivons aux plats principaux ! La main card est servie chaude, avec un combat prometteur. Karim GHAJJI, 15 fois champion du monde de kick-boxing, est opposé à un combattant complet, JAKIMOWICZ, pour qui "tout est important dans le MMA". On assiste à une grosse entame de combat avec une frappe lourde de JAKIMOWICSZ qui sonne GHAJJI et en profite pour mener l'assaut au sol. La reprise est longue pour le Français, privé d'opportunités par son adversaire qui réalise un excellent travail en ground and pound. C'est à 17 secondes de la fin du round et une fois que GHAJJI a perdu son protège-dents que l'arbitre préfère arrêter le combat. JAKIMOWICZ a paralysé le MMA de GHAJJI qui n'a pas pu s'exprimer, et s'impose par TKO. Robert VALENTIN (6-2-0) vs Akhmed SALAMOV (3-1-0) Middleweight bout Pour les amateurs de sol et les fins palais, c'est un plat de résistance digne de ce nom qui est servi pour ce deuxième combat de la carte principale. Dès le début du combat, SALAMOV se place en garde montée sur son adversaire et assoit sa domination. Le Factorien manque de peu la soumission, mais un autre expert en la matière lui fait face. "All day I dream about submissions" : voici ce que l'on peut lire sur les réseaux sociaux de VALENTIN, véritable adepte des soumissions. Mais ce soir, il en fera des cauchemars. C'est SALAMOV qui parvient à réaliser une magnifique clé de genou (qui décrochera le bonus pour la soumission de la soirée) et fait ainsi taper son adversaire à 20 secondes de la fin du combat. S'il y avait des détracteurs du sol et de ses richesses, ils ne doivent plus être nombreux. Quelle lutte !

Elizabeth RODRIGUES (4-4-0) vs Micol DI SEGNI (9-3-0) Strawweight bout Le combat entre RODRIGUES et DI SEGNI, qui devait avoir lieu déjà à 3 reprises auparavant, s'avère finalement très peu engagé. La phase d'observation est longue et suscite des réactions dans le public. Il faut combattre. C'est alors tête baissée que RODRIGUES part à l'assaut. Un assaut saccadé et contré par l'Italienne. C'est dans la 2ème reprise que RODRIGUES fait pleuvoir quelques crochets puissants de la gauche sur son adversaire, alors que le 3ème round se révèle plus engagé et plus serré.Difficile de scorer un tel combat, à l'image de la décision partagée rendue par les juges : à la stupéfaction de DI SEGNI et de son coin, c'est bel et bien RODRIGUES qui s'impose ; 29-28, 27-30, 29-28.


Claudio CONTI (8-5-2) vs Nasrudin NASRUDINOV (9-1-0) Lightheavyweight bout La différence de gabarit entre les deux combattants (1m93 pour CONTI et 1m83 pour NASRUDINOV) fait que d'entrée de jeu, CONTI utilise son allonge pour rester à distance de son adversaire. Mais NASRUDINOV la casse pour venir le coller contre la cage. Les phases de contrôle sont alternées et le "dirty boxing" pointe le bout de son nez. C'est lors de la dernière minute que les combattants vont offrir du striking, un instant que CONTI devra payer au prix fort. Touché en dessous de l'œil gauche, il sera contraint d'abandonner entre la 1ère et la 2ème reprise. NASRUDINOV, qui avait vécu sa première et seule défaite au DWCS (Dana White's Contender Series) par soumission en septembre 2021, retrouve le chemin de la victoire par TKO.

Henrique SHIGUEMOTO (13-4-1) vs Pietro PENINI (10-2-1) Middleweight bout Les deux combattants mettent directement du cœur à l'ouvrage et c'est PENINI qui vient adosser SHIGUEMOTO contre la cage pendant la moitié de la 1ère reprise. C'est en se dégageant avec des coups de coude et en lançant l'assaut immédiatement que SHIGUEMOTO parvient à sonner son adversaire, qui tente un takedown pour éviter de prendre des frappes et tomber KO. Mais le Japonais a plus d'un sprawl dans son sac ! Il tente une guillotine infructueuse mais parvient à conserver une garde demie-montée intéressante qui lui permet de déployer un ground and pound puissant. SHIGUEMOTO trouve la faille et s'y engouffre aux dépens de PENINI, qui tombe KO à la fin de la première reprise sous la puissance des frappes de son adversaire, vétéran des DWCS. La foule est debout, sous le charme du bourreau de PENINI, qui va bien actuellement.


Ewelina WOZNIAK (6-0-0) vs Maria SILVA (7-0-0) Strawweight bout Un combat entre deux invaincues pour sceller un co-main event appétissant !SILVA, vétéran des DWCS, dévoile sans attendre ses intentions. La Brésilienne contre les low-kicks de son adversaire par des frappes puissantes au visage, et le combat devient très vite explosif. C'est également contre la cage et au sol que SILVA va prendre le dessus sur WOZNIAK. Une supériorité qu'elle fait aussi ressentir en prenant le centre de l'octogone dans le 2ème round. WOZNIAK est néanmoins toujours dans le combat, en témoigne sa prise de dos et son étranglement, qui auraient pu la rendre victorieuse. Mais la Brésilienne repart de plus belle et finit la deuxième reprise avec la manière. Il ne lui a fallu qu'une seule minute dans le dernier round pour soumettre son adversaire et séduire complètement Paris, qui ne peut rester insensible à la prestation de SILVA. Quel combat ces guerrières ont livré ce soir !

À la fin de ce co-main event, l'organisation nous a concocté une surprise. C'est Fernand LOPEZ qui vient prendre la parole dans l'octogone, pour convier ABDOUL ABDOURAGUIMOV, qui règne sur la catégorie welterweight de l'organisation, et Karl AMOUSSOU, champion D'HEXAGONE MMA, ancien champion du CAGE WARRIORS et vainqueur du BELLATOR Tournament Champion.

ARÈS 7 a son main-event pour le 25 juin, et quelle affiche ! Dans une ambiance quasiment amicale, Karl AMOUSSOU déclare au micro : "Je sais que c'est un adversaire de taille, et parce que je le respecte, je vais lui donner le plus grand combat de sa carrière". The Lazy King confirme ensuite que "ça va être la guerre", prêt à défendre son trône des welterweights.


Kaynan KRUSCHEWSKY (11-1-0) vs Damien LAPILUS (19-14-3) Lightweight bout Place maintenant au main-event, le combat tant attendu ! Damien "The Walking Dead" LAPILUS est opposé à Kaynan KRUSCHEWSKY. L'affiche laisse entrevoir un striking de haute volée avant même le début des hostilités. "Un-deux en ligne entre les deux gants", c'est ce que son frère Taylor LAPILUS, présent dans son coin, lui demande d'entrée de jeu. Studieux et fidèle à son surnom "The Walking Dead" (parce qu'il met sans cesse la pression sur son adversaire et ne recule jamais), Damien trouve la faille dans la garde de KRUSCHEWSKY et lui assène des frappes linéaires qui viendront tuméfier son visage au fil des rounds. LAPILUS est très entreprenant dans la première reprise et parvient à faire une magnifique amenée au sol après seulement 17 secondes. Il prend le dos de son adversaire, avant de faire pleuvoir une averse de coups. Le Dôme de Paris scande son prénom et sublime le moment. Le 2ème round a vu le Brésilien prendre l'avantage, après une phase nourrie de striking et un travail de contrôle contre la cage. 1-1 ! Galvanisé par le soutien infaillible de la foule et motivé par les mots de son entraîneur, "The Walking Dead" offre au Dôme un bal de clôture rythmé. Pour cette 3ème et dernière reprise, la boxe anglaise de LAPILUS fait mal à son adversaire. Le Brésilien tente une jolie guillotine, mais ce soir, ce n'est pas lui le bourreau. LAPILUS s'en défait et marque une phase de domination au sol. Il lui inflige ensuite un magnifique high-kick de la jambe arrière et émerveille les convives, puis arrive au terme du combat avec la manière. Damien, qui avait fait son entrée sur le son de La Purge et avec le masque, s'impose logiquement par décision unanime à la fin de ce généreux combat scoré 29-28 en sa faveur par tous les arbitres. Il repart avec la victoire et le bonus du combattant le plus agressif de la soirée.


Pour sa 4ème édition, ARÈS fait une nouvelle fois partir ses convives le ventre plein. Le Dôme de Paris était une véritable arène de gladiateurs le temps de l'événement. TKO, KO, soumissions, décisions unanimes et partagées, il y en avait pour tous les goûts, même pour les plus difficiles. Vivement le 16 avril pour ARÈS 5 !

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